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Le
bombardement du triage de Sotteville 2 19 avril 1944 |

Les cratères creusés par les bombes sont très visibles. Le matériel roulant semble avoir été relativement peu touché. Les voies situées au sud sont intactes. Si le triage est totalement désorganisé, il est évident que la circulation des trains n'a pas été durablement interrompue. Rien de comparable à la destruction du triage de Juvisy.
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Pour
le bombardement de Sotteville, la RAF a utilisé des marqueurs (target
indicators pour signaler la cible. Les Mosquito éclaireurs qui précèdent
la vague des Lancaster larguent des fusées pyrotechniques, qui signalent
l'objectif. 60 fusées, d'une longueur d'environ 30 cm, sont contenues
dans l'enveleloppe d'une bombe de 250 Kg. Un fusible barométrique déclenche
leur éjection à une altitude de 3000 pieds. La précision au sol est alors
de 100 m. Avec une éjection à 1500 pieds, la précision augmente (60 m),
la pécision ballistique de l'enveloppe étant supérieure à celle des chandelles.
Les chandelles pyrotechniques brûlent au sol pendant 3 minutes. Certaines
sont munies d'un détonnateur à retardement, de façon à prolonger le marquage.
Des fusées à combustion lente (jusqu'à 7 mn) seront développées dans le
courant de l'année 1944). |
| Sotteville p.1 | p.3 |